Retour à la page d'accueil Cours d'administration HP-UX

Retrouvez ce cours en téléchargement

L'icône dans le menu permet de basculer en mode pleine page

Initialisation et démarrage Affichage pleine page
Les fichiers spéciaux Affichage pleine page
Gestion file system Affichage pleine page
Logical volume manager Affichage pleine page
Gestion des disquettes Affichage pleine page
Gestion des utilisateurs Affichage pleine page
Gestion des packages Affichage pleine page
Imprimantes et traceurs Affichage pleine page
Gestion du réseau Affichage pleine page
Notion de sécurité Affichage pleine page
Installation système Affichage pleine page
 
   
Présentation

[ Présentation | Quelques commandes ( diskinfo , bdf , fuser , mountdu ) |  Montage et démontage ( le montage d'un disque local , le montage d'un disque distant , les file systems sur CDROM , démontage ) | la commande fsck |   Création d'un file system | Nettoyage des file systems ( Présentation , fichiers croissants sans cesse , les fichiers core , les répertoires temporairesnettoyage avec SAM ) | Sauvegarde et restauration ( sauvegarde régulière , restauration ) ]

Gestion des files systems



Présentation

L'expression file system fait référence à l'arborescence hiérarchisée du système de fichiers HP-UX. Cette expression peut aussi faire référence à un périphérique de stockage tel qu'une section de disque ou un volume logique.

Les différents types de file system sont:

  • File system HFS: HFS est l'acronyme de High Performance File System. Les systèmes de fichiers HFS résident physiquement sur des unités de mémoire de masse, généralement des unités de disque dur.
  • File system VxFS (Veritas File System) ou JFS (Journaled File System) est un file system qui génère un fichier de log sur l'état général de son disque ce qui permet en cas de crash une restauration très rapide et des fonctionnalités nouvelles concernant les sauvegardes, les réorganisations, l'extension du disque. Par rapport au système HFS, il est plus performant pour de gros volumes de données, l'accès au disque pour un système HFS se fait par block alors que celui du VxFS se fait par extent qui est composé de plusieurs blocs, alors que le système VxFS se contente d'un seul accès disque, le système HFS opère autant qu'accès disque qu'il y a de blocks dans un extent. La restauration d'un système VxFS est beaucoup plus rapide qu'un système HFS. Le système VxFS est beaucoup plus gourmand en mémoire que le système HFS.
  • File system NFS: NFS est l'acronyme de Network File System. Les systèmes de fichiers NFS sont des systèmes de fichiers HFS distants (" remote "), accessibles via un réseau, et qui peuvent être utilisées dans un file system local. Les temps d'accès par NFS sont au moins trois fois supérieurs à ceux des File Systems locaux.
  • File system CD-ROM (CDFS): CD-ROM est l'acronyme de Compact Disk Read-Only Memory. Les informations sur le CD sont inaltérables. Il est possible de lire les données, mais on ne peut pas écrire. La structure des fichiers d'un file system CD-ROM est arborescente, comme dans le file system HFS. Il existe des commandes HP-UX pour lister, imprimer ou copier des fichiers d'un file system CD-ROM. Certaines commandes (comme fsck) ne peuvent toutefois être utilisées de par la nature " lecture seulement " d'un file system CD-ROM.
[Retour haut de la page]

 Quelques commandes

La commande 'usr/sbin/diskinfo'

Le nom et la capacité d'un disque dur est obtenu par la commande :

#/usr/sbin/diskinfo /dev/rdsk/c0t5d0

Le fichier spécial du disque en argument est celui en mode caractère.

La commande '/usr/bin/bdf'

La commande /usr/bin/bdf permet de connaître quels sont les systèmes de fichiers reconnus actuellement par le système ainsi que leurs capacités et leurs taux de remplissage. Vous obtenez un affichage du type:

Filesystem kbytes used avail %used Mounted on
/dev/vg00/lvol1 345000 86250 258750 25 /

A noter que vous pouvez avoir un pourcentage d'occupation du disque supérieur à 100%. En fait dès que les 100% sont atteints vous obtiendrez le message file system full empêchant toute nouvelle création de fichiers sur le disque, seul root pourra alors créer un fichier car en fait le système n'est pas encore tout à fait plein, 10% du disque par exemple sont inaaccessible aux utilisateurs, seul root a le droit d'y accèder. C'est le paramètre minfree du noyau qui configure cette propriété. Pour changer ce paramètre, ou tout simplement l'éditer, aller voir dans SAM.

La commande fuser

On peut lancer la commande fuser pour identifier la structure des fichiers ou le fichier utilisé par les processus en cours. La commande suivante répertorie l'ID et le nom de login des processus qui utilisent /dev/dsk/c0t5d0.

#fuser -u /dev/dsk/c0t5d0

La commande suivante stoppe tous les processus qui s'opposent au démontage de l'unité de disque /dev/dsk/c0t5d0, affiche leur ID et nom de login au fur et à mesure qu'il les arrête. Cette commande est particulièrement utile pour démonter un disque en cours d'utilisation (" buzy ").

#fuser -ku /dev/dsk/c0t5d0

La commande 'usr/sbin/mount'

La commande '/usr/sbin/mount' (sans options) permet de connaître quels sont les systèmes de fichiers reconnus actuellement par le système. Avec des options, cette commande permet de monter des systèmes de fichiers.

La commande 'du'

La commande du permet de connaître la taille d'un répertoire, l'unité étant le bloc (512Ko par défaut). En faisant du -s /usr (-s permet de ne pas voir le détail de la commande), vous obtenez 700000 /usr, ce qui signifie que /usr prend 350Mo.

[Retour haut de la page]

Montage et démontage de systèmes de fichiers

Le montage d'un disque local

L'opération de montage d'un disque consiste à lier l'élément physique et son système de fichier avec un répertoire du système de fichier de la machine sur lequel est connecté physiquement le disque.

Exemple : Je veux monter le disque d'adresse SCSI 2 sur un répertoire /disc2.

Première méthode dite temporaire. Au prochaine démarrage de la machine, il faudra remonter le disque à la main. (option de montage facultatives: lecturen écriture et bit suid autorisé)

#cd /

#mkdir /disc2

#/etc/mount /dev/dsk/c0t2d0 /disc2 -rw,suid

Deuxième méthode. Cette méthode est à préférer car le système, au démarrage, va vérifier l'intégrité du système de fichiers avant de le monter. On modifie le fichier '/etc/fstab' en ajoutant la ligne :

/dev/dsk/c0t2d0 /disc2 hfs rw,suid 0 2# commentaire

Les options de montage sont obligatoires, on peut mettre defaults qui correspond aux deux options "rw" et "suid". Le chiffre à la suite ne sert à rien, le deuxième correspond au nombre de passe de l'utilitaire de réparation des disques fsck en cas de restauration du disque. La modification est prise en compte par reboot ou par la commande :

#/usr/sbin/mount -a

Nota : - Pour plus d'informations sur les options et la syntaxe du fichiers /etc/fstab tapez man fstab.

- Dans le cas de partition LVM (logical Volume) au lieu d'avoir le fichier spécial du disque, on a le fichier spécial du logical volume :

/dev/vg00/lvol9 /usr/local vxfs defaults 0 2#montage sur /usr/local de la partition 9 du volume group 0

Le montage d'un disque distant

Le schéma est identique au disque local sauf que dans le cas présent, le disque est connecté sur une machine du réseau. Pour l'exemple, la machine distante va s'appeler hostdistant.

La ligne à ajouter dans le fichier '/etc/fstab est la suivante :

hostdistant:/disc /disc2 nfs rw,suid 0 0 # commentaire

Sur la machine distante hostdistant n'oubliez pas de spécifier dans le fichier /etc/exports que /disc peut être exporté vers d'autres machines:

/disc

La ligne précédente permet l'exportation de /disc de hostdistant vers toutes les autres machines. Pour que l'exportation soit prise en compte vous devez exécuter la commande suivante:

#/usr/sbin/exportfs -a

Reportez vous au paragraphe concernant les fichiers /etc/exports et /etc/fstab pour de plus amples détails.

Les file systems sur CD-ROM (CDFS)

Les informations qui se trouvent sur un CD-ROM sont accessibles en lecture uniquement. Vous pouvez monter le monter de manière temporaire sous le répertoire /cdrom avec la commande suivante:

/usr/sbin/mount /dev/dsk/c0t4d0 /cdrom -t cdfs

Une entrée dans le fichier /etc/checklist permet de monter le volume CDFS automatiquement:

/dev/dsk/c0t4d0 /cdrom cdfs ro 0 0 #CD-ROM

Nota : cdfs cdrom file system, option lecture seule (ro) pas de passage de fsck.

Le démontage d'un file system

La commande appropriée pour démonter un file system du file system root est umount. Pour démonter temporairement le disque /dev/dsk/c0t5d0 monté sur /disc vous pouvant exécutez la commande:

#umount /disc

ou

#umount /dev/dsk/c0t5d0

NOTE: - Si votre disque /dev/dsk/c0t5d0 a une entrée dans /etc/fstab, au prochain reboot le disque sera a nouveau monté. Pour le démonter définitivement, supprimer la ligne le référençant dans le fichier /etc/fstab.

- Si vous débranchez définitivement un disque de la station, n'oubliez pas d'enlever son entrée dans fstab. Sinon au reboot elle va rechercher le disque manquant.

- Dans le cas de logical volume la syntaxe est identique (si /dev/vg00/lvol9 est monté sur /usr/local)

umount /dev/vg00/lvol9

ou

umount /usr/local

ATTENTION: Vous ne pouvez pas démonter un file system dont l'un des fichiers est ouvert ou dont l'un des répertoires constitue le répertoire de travail d'un utilisateur (file system buzy). Vous pouvez lancer la commande fuser pour identifier la structure de fichiers ou le fichier utilisé par les processus en cours.

[Retour haut de la page]

La commande fsck

fsck est le principal outil de maintenance de file system disponible sous HP-UX. Cette commande vérifie l'intégrité structurelle des file systems en examinant les données intrinsèquement redondantes. Ces données sont détectées soit directement dans le file system soit par calcul à partir de valeurs connues.

fsck est un programme multi-passes, autrement dit qui scrute le file system à plusieurs reprises, chaque itération correspondant à la vérification d'une caractéristique différente du file system. Chaque passe de fsck est une phase.

Au cours de chaque phase, fsck indique toutes les incohérences constatées au niveau du file system et demande s'il convient d'y remédier. Si la réponse est oui, fsck tente de réparer l'incohérence, sinon le problème est ignoré.

La commande suivante lit les entrées qui référencent les files system spécifiées dans le fichier /etc/fstab pour examiner plusieurs disques. fsck répondra automatiquement 'yes' à toutes les questions qui se posent au cours de l'exécution.

fsck -p -y

Il se peut que des données soient supprimées par suite d'une réponse 'yes' systématique. C'est pourquoi, si vous utilisez cette option, examinez d'abord le file system à l'aide l'option -n de façon à vous faire une idée des conséquences possibles si vous utilisez -y

fsck -p -n

fsck recopie les fichiers à problèmes ou les fichiers sans répertoire parent dans le répertoire lost+found du disque nettoyé. Examinez le contenu de ce répertoire dès que l'exécution de fsck est achevée. Les fichiers qui s'y trouvent devront être replacés dans leur répertoire d'origine. Il peut cependant s'avérer difficile, voire impossible, d'identifier ces fichiers.

ATTENTION: N'exécutez pas un fichier exécutable se trouvant dans le répertoire lost+found pour essayez de savoir ce que c'est. Il se pourrait que ce soit le programme qui a endommagé le disque.

[Retour haut de la page]

Création  d'un file system

Avant de pouvoir utiliser un file system, vous devez d'abord le créer, condition préalable avant tout montage. Pour créer un file system vous disposez de la commande newfs, la syntaxe est la suivante newfs (-F type de file system) fichier spécial en mode caractère soit:

newfs /dev/rdsk/c0t2d0

Pour créer un file system sur le disque SCSI d'adresse 2, le type par défaut est définit dans le fichier /etc/default/fs, généralement c'est HFS. Pour le type vous avez le choix entre vxfs et hfs.

Pour créer un file system sur le logical volume lvol5 du volume groupe 0 de type vxfs tapez:

newfs -F vxfs /dev/vg00/rlvol5

Vous pouvez éventuellement saisir des paramètres sur les caractéristiques du disque (taille en bloc, taille d'un bloc, ...), sachez que par défaut la commande newfs cherche pour vous les meilleurs paramètres de fonctionnement du disque.

La commande newfs permet aussi de créer des espaces de swap, exemple:

newfs -F vxfs -R 200 /dev/rdsk/c0t4d0

Cette commande crée un file system sur le disque SCSI d'adresse 4, avec 200Mo de swap.

Pour plus de détail faites un man.

[Retour haut de la page]

Nettoyage des file systems

Présentation

L'espace disque est souvent une priorité absolue. L'administrateur système doit contrôler régulièrement l'espace disque disponible, et prendre toute mesure pour éviter que cet espace ne soit insuffisant. Par exemple, il peut prendre certaines mesures préventives comme surveiller les fichiers dont la taille augmente de façon continue, supprimer les fichiers " core ", réduire les fichiers journaux et supprimer les gros fichiers inutilisés depuis un certain temps.

Fichiers croissant sans cesse

Le système contient un certain nombre de fichiers de ce type, en particulier les fichiers /etc/wtmp (consigne les tentatives d'ouverture de session qui ont réussi) et /etc/btmp (consigne les tentatives d'ouverture de session qui ont échoué). Il incombe à l'administrateur de les surveiller et de prendre régulièrement les mesures qui s'imposent à leur sujet. La fonction cron est particulièrement adapté pour ce genre de tâches.

Voici une liste (non exhaustive) des fichiers susceptibles de croître de façon démesurée.

Nom du fichier  Contenu écrit par  Contenu lu par 
/var/adm/wtmp  /usr/bin/login  /usr/bin/last 
  /sbin/init   
  /usr/sbin/acct/accton  /usr/sbin/acct/accton 
/var/adm/btmp  /usr/sbin/login  /usr/bin/lastb 
/var/adm/sulog  /usr/bin/su   
/var/adm/cron/log  /usr/sbin/cron   
/var/spool/mqueue/syslog  /usr/sbin/sendmail  /usr/bin/mailq 
/var/spool/mqueue/sendmail.st     
/var/spool/uucp/.Admin/*  La plupart des commandes

UUCP 

 
/usr/spool/uucp/.Log/*  Commandes UUCP comme /usr/lbin/uucp/uuxqt ou /usr/lbin/uucp/uucio   
/var/adm/sw/swinstall.log  /usr/sbin/swinstall   
/var/adm/sw/swremove.log  /usr/sbin/swremove   
/var/adm/sw/sw*.log  Toutes les commandes /usr/sbin/sw*   
/var/spool/lp/log  /usr/sbin/lpsched  /usr/bin/lpstat 
  /usr/bin/lp   
/var/adm/messages  /var/adm/dmesg   
 

Les fichiers " core "

Les fichiers " core " peuvent apparaître à n'importe quel endroit du système. Parfois, la création d'un de ces fichiers est flagrante, mais souvent elle reste invisible. Un fichier " core " est une image mémoire d'un processus interrompu qui est créée à la réception de certains signaux. Les causes les plus courantes sont les violations de mémoire, les instructions illégales, les exceptions en virgule flottante, les erreurs de bus et les signaux de sortie du système générés par utilisateur. Le fichier " core " est écrit dans le répertoire courant du processus.

Les fichiers " core " peuvent être utilisés pour déterminer ce que le processus était en train de faire au moment de son interruption. Toutefois ils sont fréquemment laissés de coté et viennent encombrer le file system. C'est pourquoi ils doivent être régulièrement localisés et supprimés. L'une des façons d'effectuer cette opération consiste à utiliser la commande find conjointement avec rm:

find / -name core -exec rm {} \;

Les répertoires temporaires

Les répertoires '/tmp' et '/var/tmp' doivent être régulièrement nettoyés (fichiers aa* notamment).

Nettoyage avec SAM

L'utilitaire 'sam' permet d'afficher et de remettre à zéro différents fichiers.

lancer 'sam'

  • choisir les menus Routine Tasks puis System Log Files.
  • Repérer puis sélectionner le ou les fichiers dont le pourcentage de remplissage est supérieur à 100. Puis dans le menu Actions, Remove from List.
[Retour haut de la page]

Sauvegarde et restauration

Sauvegarde régulière

Exemple avec sauvegarde sur bande DAT.

Vous pouvez utilisez SAM.

  • Lancez sam
  • sélectionnez Backup and Recovery
  • puis Automated Backups
  • Dans la rubrique Actions sélectionnez Add an Automated Backup puis Local Backup Device
  • La fenêtre Add an Automated Backup (hostname) apparaît.
  • Par défaut le support de sauvegarde est le DAT avec comme fichier spécial /dev/rmt/0m, il n'est donc pas nécessaire de cliquez sur le bouton Specify Backup Device
  • Appuyez sur le bouton Select Backup Scope laissez les options par défaut, dans le champ File Name saisissez /disc/TRADOC/CATGEN (par exemple), bouton Add puis OK.
  • Appuyez sur le bouton Select Backup Time, mettez le bouton Incremental Backup à Disabled, sélectionnez l'heure du backup dans le champ Time, laissez le toggle button à Week (semaine) si vous voulez faire un backup plusieurs fois par semaine, sélectionnez le ou les jour(s) de la semaine, enfin appuyez sur OK pour valider.

Restauration

  • Lancez sam
  • sélectionnez Backup and Recovery
  • puis Backups Devices
  • sélectionnez la ligne 2.0.1.3.0 2.0 GB DDS Tape Drive (DAT)
  • Dans la rubrique Actions sélectionnez Recover Files or Directories
  • Cliquez sur le bouton Select Recovey Scope
  • La fenêtre Select Recovery Scope apparaît.
  • Vous pouvez tout restaurer en cliquant sur le bouton All Files on Media ou Selected Files dans ce cas, dans le champ File Name entrez le directory ou le fichier à récupérer, cliquez sur Add pour le rajoutez dans la liste. Vous pouvez éventuellement restaurer un répertoire en excluant certains fichiers ou répertoires contenus dans celui-ci.
  • Cliquez sur OK
  • Cliquez sur OK

[Retour page d'accueil FUNIX]
[Retour haut de la page]